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Frédéric Albou En écrivant

Aussi loin que je regarde en arrière, ma passion pour la musique a toujours été connectée à l’écriture, à l’amour pour la poésie, le théâtre, les mots. C’est ce qui m’a conduit à devenir chanteur… mais l’écriture a continué de se développer en moi. J’ai découvert plus tard que je ne faisais en cela que suivre les chemins d’autres chanteurs, comme Giacomo Lauri Volpi, Nicola Rossi Lemeni, ou Dietrich Fischer-Dieskau, et le Moyen-Âge m’a permis de plonger dans l’univers d’artistes qui étaient aussi bien poètes que musiciens et chanteurs. Dans notre monde compartimenté et spécialisé, il m’a fallu du temps, pour admettre mon identité plurielle… mais je sais aujourd’hui combien il est cohérent, dans mon parcours, que l’écriture accompagne aussi mon identité de chanteur, de musicien, et d’acteur!

Quels que soient les projets, écrire passe pour moi par les mêmes états que l’improvisation musicale ou théâtrale: quelque chose m’interpelle, me traverse, à quoi je réponds. J’ai le sentiment d’écrire “sous la dictée”. Je me laisse plonger dans l’univers qui m’appelle, m’invite le découvrir. J’éprouve bien souvent combien les mots peuvent révéler leurs limites, à désigner les réalités, les émotions, les vérités les plus secrètes, cachées dans les angles morts de nos consciences… ou encore, combien les mots peuvent vivre leurs vies… indépendamment de nos réalités aseptisées. Entre les phrases fleuves, qui perdent les contours de la pensée, et les expressions les plus ramassées, où se retrouve l’urgence de l’épigramme, gravé dans la pierre, je prends conscience de mon identité littéraire, dans l’exploration de ces angles morts, et le travail d’artisan des mots pour tenter de dire l’indicible…

Là où les mots vivent leur vie propre, perdant le lien entre référant et référé, Frédéric Albou explore les zones cachées, les angles morts de l’indicible, des émotions perdues, ou cachées, des blessures secrètes, des sentiments interdits, des combats impossibles à mener, comme à abandonner. Ses phrases, empreintes d’autres langues, anciennes, ou contemporaines, peuvent perdre le contrôle de la pensée, ou condenser l’expression en un espace minimal. Il aime à répéter qu’il écrit sous la dictée, ignorant d’où viennent les visions qui le poussent à ce chant silencieux.

Signature officielle du roman “Quand reviennent les âmes séparées”, à l’Espace Christiane Peugeot, 29 janvier 2819. Editions Unicité.

– Quand reviennent les âmes séparées,  roman,  éditions Unicités

“Happy Culture”, Arcueil, 14 septembre 2019, avec Dominique JOURNET RAMEL & Miguel DONGUY.

– Préparation de la version française de l’ouvrage de Tien SHUE, sur le tao, dans la Vie, dans la médecine, dans la pratique sportive, les arts martiaux, l’éducation, les Beaux-Arts, la spiritualité.

Orphée, mémoire & oubli: un ouvrage qui interroge des zones d’ombres dans l’histoire d’Orphée, et fait surgir de l’ombre des fantômes effacés par l’Histoire scientifique, parmi lesquels l’identité de son épouse, l’origine des textes des lamelles funéraires, ou encore les conséquences des travaux de deux astronomes grecs sur les Hymnes, officiellement réputés sans lien possible avec l’aède archaïque de la légende.

– Ce que montrent les lentilles gravitationnelles, recueil

– Fragments, recueil

– L’Homme de génie & la mélancolie, secrets révélés.

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Thème par Anders Norén